Lecteur / Correcteur

Immersion au sein des majuscules, des couleurs et des chiffres.

C’est parti pour un second cours…



Le programme

Le deuxième cours porte sur l’orthotypographie des majuscules, les adjectifs de couleurs, l’écriture des nombres et l’orthographe d’usage.

L’ouverture du mail :

Comme lors du premier cours, j’ouvre le mail avec plaisir, avec la hâte de découvrir ce programme qui va rythmer mes quinze prochains jours.

Bien sûr, écrire les couleurs et les chiffres sont des notions que l’on apprend à l’école primaire, toutefois un petit rappel ne fait pas de mal.

L’orthotypographie

Avez-vous déjà entendu ce mot? Pas de panique, je vous présente deux définitions ci-dessous.

« Ensemble des règles qui permettent d’écrire de façon correcte, l’orthographe et les règles typographiques (utilisation des majuscules et des minuscules, des espacements, de la ponctuation, de l’italique, etc.)» 

La langue française

« Discipline ayant pour objet l’étude de cet ensemble, de son évolution, des ouvrages tels que codes, marches, manuels de bon usage, des pratiques de la correction et de la révision des textes et de celles et ceux qui en font profession.» 

La langue française

L’orthotypographie est un sujet vaste et passionnant. Préparant le certificat Voltaire, j’ai acheté le module proposé.

Le cours n°2 met l’accent sur la majuscule.

« La majuscule c’est capital ! » Jean-Pierre Colignon.

Le vocabulaire utilisé en imprimerie est le suivant:

  • capitales = caps
  • les lettres minuscules = bas de casse
  • le trait d’union = division = div
  • pas d’espace = collé
  • une espace = sans div

Le cours est très intéressant, toutefois certaines notions seront abordées plus tard dans la formation. Je trouve cela dommage, j’aurai aimé avoir toutes les connaissances nécessaires dès maintenant, mais c’est mon côté impatiente.

À l’école primaire, nous apprenons que la phrase débute par une majuscule et finit par un point. Nous étudions également que les noms propres débutent par des majuscules.

Une fois les bases rappelées, nous entrons dans un approfondissement passionnant, un vrai « travail d’orfèvre » Bernard Pivot

Nous mettrons en bas de case, le nom d’une région ou d’une personne quand ils sont assimilés à un produit:

Un petit bordeaux ≠ un vin de Bordeaux

D’ailleurs savez-vous que le pinot d’alsace et le pineau des charentes s’écrivent différemment selon le lieu!

Un exemple avec les noms de dynasties:

  • Nous écrirons les Capétiens et les monarques capétiens (pas de majuscule au dernier puisqu’il est utilisé comme adjectif).
  • Tout comme les Mérovingiens et les roi mérovingiens.

Qu’en est-il des points cardinaux? J’écrirai:

  • Je prends la direction du sud.
  • Je suis partie en Amérique du Sud.

Nous mettons la majuscule lorsque les points cardinaux sont associés pour désigner une région ou un pays.

Pour chaque cours, je fais un travail de recherche sur les sujets étudiés ; ici, j’ai trouvé, sur Vinted, l’ouvrage ci-dessous, qui reprend trois titres publiés par Jean-Pierre Colignon. Celui sur les majuscules est un joli rappel du cours avec quelques éléments supplémentaires.

On peut y lire, que les noms d’artistes employés pour désigner leurs oeuvres restent des noms propres, avec une majuscule, et demeurent invariables. Voici deux exemples:

  • Deux Picasso = Il s’agit d’une ellipse pour dire deux tableaux de Picasso,
  • Des Rodin = Des sculptures de Rodin.

Pour conclure, la majuscule s’utilise dans les cas suivants:

  • Au début d’un texte, d’un paragraphe ou d’une phrase,
  • Derrière un point, un point d’interrogation ou d’un point d’exclamation,
  • En poésie: au premier mot de chaque vers,
  • Au début d’une citation, derrière un deux-points,
  • Les noms de famille, les patronymes, les prénoms,
  • À l’initiale des surnoms, des sobriquets,
  • Les surnoms dit antonomases (« Désignation d’une personne par un nom commun ou une périphrase qui la caractérise, ou par le nom d’un personnage typique. » Le Robert)
  • Les noms propres et assimilés à des êtres surnaturels des religions et des mythologies,
  • Les pseudonymes, les noms de guerre (au moins à l’initiale du premier élément, s’il s’agit d’un surnom composé),
  • Les gentillés, les habitants d’un continent, d’un pays, d’une régions ou d’une ville,
  • Les noms propres de lieux (continents, pays, régions, départements, villes, fleuves, montagnes, mers),
  • Les points cardinaux employés avec une région du globe ou un pays,
  • Les noms d’usage des animaux (à l’initiale),
  • Les allégories (« Représentation, expression d’une idée par une figure dotée d’attributs symboliques ou par le développement continu et rigoureux d’une métaphore. » Larousse),
  • Les périodes historiques,
  • Les dynasties,
  • Les marques.

Les nuances des couleurs peuvent être une énigme.

« Les couleurs inspirent les mots et les mots inspirent les couleurs »

Marc Trévidic

S’écrivent-ils avec ou sans trait d’union ?

Par exemple :

  • J’ai acheté des rideaux bleu-vert (ici avec trait d’union, signifie que mes rideaux sont à 50% bleu et à 50% vert),
  • J’ai acheté des rideaux bleu vert (ici sans trait d’union, signifie par exemple que mes rideaux sont d’un bleu tirant sur le vert).

Dans les deux cas, on utilisera le singulier.

Mais quand doit-on accorder les couleurs ?

Si ce sont des adjectifs tels que : blanc, bleu, gris, jaune… ils s’accordent en genre et en nombre.

Si ce sont des noms, aussi appelés « substantifs », tels que : abricot, cerise, crème, grenat, turquoise, orange… ils restent invariables.

Mais, et oui il y a un mais, sinon ce serait trop ennuyeux ! Six substantifs, doivent s’accorder.

Quels sont-ils ?

Roulement de tambour, je vous présente : écarlate, mauve, fauve, pourpre, incarnat et rose

Je vous partage le mnémotechnique de la formation « FRÉMI (de) P(eur) ».

L’écriture des chiffres

Pour les chiffres, j’ai été un peu déçue, le cours les aborde avant la réforme orthographique.

Quel casse-tête. Mon fils actuellement en CE2, les a appris l’an passé sous une autre forme, lorsque je le corrige, je dois faire une gymnastique pour rester dans les clous.

Je vous donne un exemple avec l’écriture de « 400 » : mon fils va écrire quatre-cents, avec la formation, je dois écrire : quatre cents (« Pas de trait d’union entre le chiffre des centaines et celui des dizaines »), la réforme n’est pas acceptée.

Je me pose donc la question, en tant que correcteur doit-on bannir la réforme orthographique ? Pourtant le projet Voltaire, la prend en compte. Est-ce-que cela fait de nous de meilleurs correcteurs ?

La bibliographie

Pour la formation, nous devions nous procurer ces deux ouvrages, qui m’ont permise de renforcer les connaissances étudiées dans ce cours.

Pour conclure

J’ai bien apprécié ce deuxième cours ainsi que le devoir que j’ai trouvé plus court que le précédent. Nous avions un texte à corriger avec des noms de ville, des notions historiques (si vous connaissez « Agénor Royal » faites-moi signe, je le cherche toujours 😉 ). Il y avait aussi trois exercices reprenant les connaissances abordées dans les cours.


On se retrouve dans deux semaines pour le Troisième devoir…

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